Des responsables musulmans demandent une loi contre l’islamophobie

SOCIÉTÉ - Sur les marches d’escaliers qui mènent à l’entrée de la mosquée de Saint-Priest (Rhône), se pressent élus de tous bords et représentants de toutes communautés religieuses. En face, un millier de personnes venues assister au rassemblement pacifiste répondant à la tentative d’incendie samedi de cette mosquée de la banlieue est de Lyon. Au-dessus de leurs têtes, le mur porte les stigmates noirs de ce qu’ils vont tour à tour dénoncer comme un acte criminel « odieux », « ignoble », « inqualifiable »…

L’acte s’est produit samedi, vers 5 heures du matin, peu avant la première prière. Lorsque les fidèles sont arrivés, la porte d’entrée de ce bâtiment, que peu d’éléments permettent d’identifier comme un édifice cultuel, était en train de brûler. Juste derrière, les livres rangés dans la bibliothèque de la mosquée ont été endommagés. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit bien d’un acte criminel. Cependant, aucune inscription n’a été retrouvée sur les lieux.

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« Stigmatisations ». Abdelaziz Chaambi, représentant du CRI (Coordination contre le racisme et l’islamophobie), une association qui s’est montée cet automne avec pour objectif de se pencher sur ces questions, va plus loin. Et réclame une loi pour pénaliser l’islamophobie : « On veut que ces actes soient punis comme les actes antisémites ou homophobes. » « Là, c’est une mosquée qui brûle, mais les musulmans sont en permanence victimes de stigmatisations dans leur vie quotidienne », dénonce Abdelaziz Chaambi.

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