Inacceptable agression d’un militant par des gendarmes à Lyon

Communiqué de Presse
Inacceptable agression d’un militant par des gendarmes à Lyon :
Il est urgent de bannir définitivement la " clé d’étranglement " !

Jeudi 29 janvier 2009 à Lyon, des manifestants s’étaient rassemblés pour
protester pacifiquement, à l’occasion du diner annuel du CRIF (Conseil
représentatif des Institutions Juives de France) contre le soutien
inconditionnel de cette organisation à la politique barbare du
gouvernement israélien qui n’a pas hésité à exercer des tirs meurtriers
contre les populations civiles palestiniennes de Gaza lors du récent
conflit.

C’est alors qu’en l’absence de toute action agressive, M. Abdelaziz
CHAAMBI - militant connu de la région lyonnaise pour son action pour les
droits des Palestiniens aussi bien que contre le racisme et
l’islamophobie - a été violemment agressé et passé à tabac par des
gendarmes. Outre les coups portés, il a subi de la part de ces derniers
une clé d’étranglement qui a déclenché chez lui une grave crise d’asthme
pour laquelle les secours ne sont arrivés qu’au bout d’une heure,
mettant en danger son pronostic vital.

Cette technique d’interpellation a déjà valu à la France une
condamnation par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Elle a été
également dénoncée comme une pratique particulièrement dangereuse qui a
contribué à provoquer une mort à Grasse en mai 2008, lors d’une
interpellation de police.

Le MRAP exprime sa totale solidarité à M. Abdelaziz CHAAMBI et estime
inacceptable cette agression dont l’intention était visiblement
d’intimider celles et ceux qui manifestent leur indignation face à une
solidarité sans faille à l’endroit des crimes de guerre perpétrés lors
des combats acharnés contre les populations civiles de Gaza.

Il demande qu’une enquête soit rapidement diligentée tout
particulièrement sur l’incompréhensible arrivé tardive des pompiers
suite à la violente crise d’asthme qui a frappé M. Abdelaziz CHAAMBI.

Le MRAP réitère sa demande au gouvernement et au Parlement de prendre
toutes mesures pour interdire d’urgence la pratique de la " clé
d’étranglement " par les forces de police et de gendarmerie,
conformément aux demandes de la campagne interassociative actuellement
en cours sur ce grave problème ( " Police, personne ne bouge ").

Paris, 30 janvier 2009