Les usages politiques de l’Islamophobie

En coopération avec la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, avec la participation de :

Zhor Firar,
Rokhaya Diallo,
Abdelaziz Chaambi,
Pierre Tévanian,
Neddy et la Réplique

Le COMITE ACTION PALESTINE

présente un cycle de conférences sur Les usages politiques de l’Islamophobie

**Les fonctions sociales et politiques d’un racisme respectable

La France a peur. Elle a peur du « voile islamique » et de la « bombe islamique », des minarets et du hallal dans les restaurants. Elle a peur de l’Islam et des musulmans. Elle a peur de l’« islamo-gauchisme » comme jadis elle avait peur du « judéo-bolchévisme ».

**Son identité semble vaciller : la laïcité et les racines chrétiennes seraient menacées !

Selon le philosophe Enzo Travenso, le « portrait de l’arabo-musulman brossé par la xénophobie contemporaine ne diffère pas beaucoup de celui du juif construit par l’antisémitisme au début du XX e siècle. Dans les deux cas, les pratiques religieuses, culturelles, vestimentaires et alimentaires d’une minorité ont été mobilisés afin de construire un stéréotype négatif d’un corps étranger inassimilable à la communauté nationale ». (Libération, 5 janvier 2011)

Comparaison n’est pas raison, mais il existe des homologies entre le racisme anti-juif des années 1930 et l’islamophobie à la française. Un contexte de crise économique et politique semble favoriser la fabrication d’un bouc émissaire. Comme dans les années 30, l’enjeu est-il à la fois de faire diversion (détourner l’attention des problèmes réels) et « diviser ceux qui sont unis et unir ceux qui sont divisés » (S. Bouamama) ? A qui profite cette stratégie politique ? Et surtout comment contrer cette stratégie dont l’objectif est de légitimer une certaine forme de domination sociale et politique en crise ?

 
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