Charte contre l’islamophobie et pour le vivre-ensemble

Charte contre l’islamophobie et pour le vivre-ensemble

Face à la déferlante islamophobe et l’intolérance anti-musulmane qui se sont emparées de la France, face à une banalisation sans précédent de la parole islamophobe et à ses conséquences subies par des millions de citoyens de confession musulmane (discriminations en tous genres, profanations de tombes et de lieux de cultes, agressions verbales voire physiques...), la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie estime qu’il est urgent de réagir afin de combattre ce fléau qui ne cesse de prendre de l’ampleur, qui ravage et divise la société française, et qui est incompatible avec une société de droit. L’enjeu est en effet fondamental pour l’ensemble des citoyens de ce pays à plusieurs niveaux : la marginalisation d’une catégorie de citoyens français nourrit des ressentiments qui, à terme, peuvent conduire à compromettre la construction d’un vivre-ensemble serein et à la rupture du pacte social ; les attaques islamophobes s’inscrivent dans un contexte de politique sécuritaire, qui consiste à contrôler et réprimer les éléments susceptibles d’être rétifs à l’ordre établi : le combat contre l’islamophobie est donc un combat d’intérêt public car si une partie de la population est sacrifiée sur l’autel sécuritaire, c’est l’ensemble de la société avec ses valeurs d’équité et de justice qui en pâtit.

L’islamophobie d’Etat, à travers les lois d’exception qui stigmatisent les seuls concitoyens de confession musulmane mais également à travers les propos de certaines personnalités politiques, constitue une véritable trahison de la loi de 1905. La neutralité de l’arbitre n’est pas la neutralisation de l’espace public qui deviendrait une répression de l’expression. Ce débat qui depuis quelques années les musulmans et l’islam relève de l’intolérance et non de la laïcité.

La Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI) se veut un outil durable et accessible à toutes les victimes de racisme et toutes les personnes éprises de justice, afin de combattre juridiquement, socialement, culturellement et surtout politiquement ce qui relève aujourd’hui d’un phénomène systémique. L’objectif est que les pouvoirs publics, au-delà des déclarations creuses, prennent conscience de la gravité de la situation et agissent enfin pour éradiquer ce fléau.

ENGAGEMENTS DU CANDIDAT à LA DÉPUTATION 2012
Dans un désir de cohésion sociale et dans le besoin de retrouver la sérénité dans la société française, la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie soumet donc une charte contre l’islamophobie et pour le vivre-ensemble au candidat aux élections législatives 2012, dans lequel il s’engage :

1. Combattre l’islamophobie sous toutes ses formes, au même titre que le racisme et l’antisémitisme, en faisant voter lors de la prochaine législature une loi :
-  Qui reconnaît l’islamophobie
-  Qui la pénalise au même titre que le racisme et l’antisémitisme

2. Empêcher toutes manœuvres médiatico-politiques qui ne visent qu’à occulter les injustices sociales en banalisant toujours plus la parole islamophobe.

3. Empêcher l’adoption de la loi liberticide et islamophobe sur les assistantes maternelles du 17 Janvier 2012, qui stigmatise les citoyennes de confession musulmane.

4. Appliquer la laïcité neutre telle que définie par la loi de 1905 qui visait à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, à la liberté de conscience et de culte, à l’égalité des droits mais également à la neutralité de la puissance publique envers toute religion et non la laïcité de combat dirigée contre la confession musulmane.

Candidats rencontrés s’étant engagés à signer la charte contre l’islamophobie :

Jean Louis Touraine
http://www.jeanlouistouraine.net/

 
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