Islamophobie... Monsieur Meslot

La langue arabe source de communautarisme...

Monsieur Meslot fidèle à lui même et à ses partenaires de la droite au racisme décomplexé, surfe une fois de plus sur la vague Islamophobe et par extension arabophobe. Ce qui est affligeant dans cet article c’est d’assimiler l’enseignement de la langue arabe à l’intégrisme islamique. Il ne fait que reprendre une énième fois un discours, qui tend à diaboliser une catégorie de la population Française parfaitement ciblée.

Nous rappelons que la laïcité est le traitement égalitaire de tous les citoyens, or Meslot ne s’en prend pas à l’enseignement du chinois qu’on assimilerait au péril jaune ou de l’anglais qu’on assimilerait à l’impérialisme américain, mais uniquement de l’arabe comme véhiculant le « radicalisme islamique ».
Meslot qui est plus Copéiste (droite dure) que Filloniste dans l’âme, considère que l’apprentissage de la langue arabe est source de communautarisme, souhaite sans doute, comme la leader du front national que nous fassions abstraction de nos racines par le biais de l’assimilation forcée.

Cette provocation supplémentaire qui vient s’ajouter à la longue liste des provocations haineuses et à connotation raciste de ce personnage guignolesque, est tout à fait contrôlée.
Il n’y a aucune maladresse là-dedans, c’est ce qu’on appelle de la pure politique politicienne populiste et démagogique, ce que nous dénonçons et condamnons depuis de nombreuse années.
Que dire de la réponse du Parti Socialiste faut il donc rappeler que les habitants des quartiers ne sont pas exclusivement arabes et/ou musulmans, la réaction du PS présente donc une lecture communautariste, nous rassure en répétant que le radicalisme, ne concerne qu’une minorité mais n’hésite pas a initié et ou à voté des lois liberticides aux relents coloniaux, votées par la gauche traditionnelle, issues d’un discours exacerbant ces minorités.

Que dire de la politique de Valls résultant de ce même discours, son interdiction de manifester au lendemain des énièmes caricatures islamophobes, privant les musulmans de leur propre liberté d’expression.
Manuel Valls a assuré qu’il n’était pas choqué par ce choix éditorial, « qui exprime une réalité ». « Il y a dans l’islam une volonté, sans doute minoritaire, d’imposer un certain nombre de ces thèmes. Il y a un islamisme radical lié au salafisme il faut lutter contre ces phénomènes, la meilleure réponse c’est la nation, la République », a-t-il expliqué. (Or, le courant salafiste ne représente que 0,2% des musulmans de France, pour mesurer l’ampleur de la prétendue menace…)
Sur Europe 1 le 7 février Manuel Valls a dénoncé "Un fascisme islamique qui monte un peu partout" (Ce qui signifie que tout musulman peut en être suspecté, puisque on ne sait pas véritablement ce que signifie "fachisme Islamique", qui est en réalité une EXPRESSION ISLAMOPHOBE très en vogue pour stigmatiser les musulmans ou discréditer nos actions à caractère antiracistes).

A droite comme a gauche l’islam est devenu le cheval de bataille de femmes et d’hommes politiques en manque d’inspiration, s’engluant dans un discours sécuritaire, de haine et de rejet, faisant abstraction des vrais problématiques sociales et économiques auxquelles ils sont incapables d’apporter des solutions constructives.
Un discours politique dominant qui tend a monter les communautés les unes contre les autres est le signe d’une société décadente, jouant les illusionnistes en agitant des trompes l’œil en l’occurrence le spectre d’un « Islam intégriste » rampant même jusqu’au territoire de Belfort.

La vague Islamophobe est devenu celle sur laquelle beaucoup de politique de droite comme a gauche, pseudo experts, pseudo intellectuels, pseudo journalistes, en manque d’inspiration surfent à défaut, de se préoccuper de ce qui pourri réellement la vie du peuple.
Non messieurs dames, l’islamophobie n’est pas un « racisme respectable » ou « vertueux », il est inacceptable car il constitue un délit, et non une opinion.

Olivier Benamirouche
Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie.