Du « mouvement beur » à la lutte contre l’islamophobie : la haine de l’autonomie (3eme partie) Par Rafik Chekkat & Youssef Girard

« A certains tournants de l’histoire, une société doit savoir avec quel bilan elle s’engage dans la nouvelle étape. » Malek Bennabi, « La civilisation », Alger (09 janvier 1964)

La multiplication des fronts islamophobes (écoles, universités, espace public, entreprises, « anti-terrorisme »…), témoigne bien entendu de la faiblesse politique collective de notre communauté. L’ampleur des discriminations dont sont victimes les musulmanes et les musulmans installé-e-s en France, impose à toute personne engagée dans le combat contre l’oppression islamophobe, de s’intéresser non seulement aux modalités de construction du « problème musulman [1] », mais aussi de faire le bilan – calmement – de la lutte menée jusqu’ici contre l’islamophobie.

 
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