L’islamophobie est pire qu’un crime, c’est une faute

LE CERCLE. En France, on a parfaitement le droit d’être islamophobe, c’est même souvent bien vu. Le problème est que cela écarte du monde réel et mène non seulement à un crime contre l’esprit, mais aussi et surtout à des erreurs stratégiques.
Écrit parYves Montenay
06/02/2012 | 09:27
L’histoire, les musulmans, la politique et la démocratie
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Musulmans modérés, sécularisation et occidentalisation

Une allergie violente

Qu’est-ce qu’un islamophobe ? Celui qui déclare que « l’islam est... », phrase complétée par un terme négatif. Par exemple « l’islam est par essence totalitaire ». L’islamophobie est un sentiment puissant, répandu et qui est quasiment une allergie au sens médical : un fait mineur ou même un simple terme (islam, mosquée, Coran…) déclenche une réaction violente qui, en général, empêche toute analyse et discussion, et pousse à « la faute » comme nous le verrons plus loin.

Certes, nous sommes dans un pays de liberté d’opinion, et on peut penser ce que l’on veut du Coran, de la sunna et de tel ou tel point du dogme musulman. Et tout le monde est d’accord pour condamner les crimes, violences et pressions des activistes musulmans. Mais l’allergie islamophobe aveugle : on ne regarde même pas comment vit son collègue d’origine arabe, alors qu’il est nécessaire de comprendre le monde d’aujourd’hui avec ses populations musulmanes et leurs États, et de voir les conclusions à en tirer pour l’Occident et l’ensemble de la planète.

 
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