La cité, l’islam et Alain Soral

« Soral, c’est du vent, les gens ne le connaissent même pas, ils s’en foutent, estime Hamza Aarabe, militant de quartier montpelliérain du Petit-Bard. C’est un phénomène qui n’existe que sur Internet, qui s’adresse à des musulmans bourgeois. On ne peut pas être sur facebook et sur le terrain en même temps. »

(...)

L’islam et la « chose publique »

L’autre crainte, avec les nombreuses « affaires » qui pointent du doigt les musulmans, est le développement dans les quartiers d’un intégrisme islamique. Mais l’islam, s’il est plus visible que jamais dans ces quartiers du sud de Lyon, n’était jusqu’alors pas inscrit en politique. « La religion ne se préoccupe pas de politique, le plus important pour un musulman, c’est de vivre en paix, juge Hamid [2], 43 ans et père de 4 enfants, qui sort de la mosquée des Minguettes. 95 % des salafistes [3] restent cantonnés au cultuel. Ils ne veulent pas faire de politique. »

« Ça aussi, c’est en train de changer, prévient Abdelaziz Chaambi, qui est arrivé à la politique via Lutte ouvrière, en 1976, avant de quitter le parti avec lequel il se sentait en contradiction en tant que musulman. Aujourd’hui, certains salafistes ont un ancrage local extrêmement fort. »

 
Thèmes